Archives

 

 

 

La lettre de l'Agora Vol 5 No  7, mai 2013

Thatcher, le mal, la soif, l’obésité, Waldorf

Thatcher

Thatcher, premier de trois tableaux de Stéphane Stapinsky. Voici Mme Thatcher, plus vraie que sa légende, voici la fille de l’épicier vertueux devenue la mère d’une haute finance ignorant tout de la vertu.       

Second tableau : Individu, famille, communauté et société, selon Margaret Thatcher

Troisième tableau : Margaret Thatcher, vestale du libre marché

Accords internationaux

Les accords commerciaux internationaux du gouvernement Harper: réflexion sur la souveraineté des États à l’ère de la mondialisation   par Stéphane Stapinsky

Le mal

La banalité du mal selon S.Weil et H.Arendt par Chantal Delsol. La comparaison entre les conceptions du mal de ces deux philosophes relance la réflexion sur le mal dans une lumière nouvelle.

La généalogie de l’Immoral dans le cinéma de Paul Anderson, par Jean-Philippe Costes.

Chez Anderson, cinéaste dont les deux prénoms trahissent la vocation évangélique, la traque de Satan et de sa famille nombreuse ne relève pas de l’ésotérisme. Elle s’appuie sur une idée rationnelle qui constitue le fil rouge du prologue de Magnolia : le Mal est parfois le fruit d’obscures coïncidences mais le plus souvent, il émane d’un choix délibéré (2). Cette décision n’est ni récente, ni liée à un événement qu’il serait possible aux historiens de circonscrire avec précision. Elle est régulièrement prise depuis que l’Homme a surgi du néant et promulgué la toute première loi.

Combien auriez-vous été disposés à payer en kiosque pour obtenir l’équivalent de cette lettre? 5 euros, 7 dollars? Nous recevons les dons de 1 $ et plus.

 

Il faut boire quand on a soif

Boire quand on a soif. La confiance dans le corps dont témoigne cet instinct est le fil conducteur de plusieurs des  textes de cette lettre.

Boire quand on a soif. Sauf dans les casinos du Québec, où l’on est invité désormais à boire de l’alcool même quand on n’a pas soif.

Retour au biberon à volonté. C’est la consigne depuis quelques années. On ne boit jamais trop. Faux répondent des chercheurs sérieux : il faut boire quand on a soif.

Est-ce la fin de la crise de confiance dans le corps?

Écouter sa soif! Ce retour à la nature est intempestif, la mode en effet est aux capteurs qui remplacent les sens et aux ordinateurs qui remplacent le jugement du patient et du médecin.

Le médecin une espèce menacée selon The Atlantic : Un robot vous verra.

Excellent pour le marché de la pilule, laquelle est destinée au traitement de maladies souvent créées pour en favoriser l’usage.

Façonnage des maladies

S’il faut boire quand on a soif, faut-il avaler une pilule quand on en sent le besoin? Une pilule n’est pas une herbe médicinale qu'un négrito pouvait distinguer parmi des milliers d’autres. Il faut, pour savoir à quoi s’en tenir à son sujet, posséder une culture médicale où les statistiques occupent une place centrale, ce qui n’est même pas à la portée de tous les médecins.

Culture médicale et statistiques

Une étude canadienne récente démontre clairement que l’obésité est liée à la pauvreté. Quelle politique adopter? Les statistiques sont encore au premier plan quand vient le temps des grandes décisions stratégiques : faut-il agir sur les déterminants de la santé, lutter contre la pauvreté dans le cas de l’obésité, par exemple, faut-il au contraire limiter les interventions à l’individu? Personne ne verra jamais le visage des dix personnes qui auront échappé à l’obésité en sortant de la précarité. Une seule personne dont on a réduit l’estomac de moitié par chirurgie fait plus d’effet sur la société.

L’obésité de précarisation

 

École Waldorf

L’envahissement de la médecine et de l’ensemble de la société par les robots devrait normalement provoquer dans les écoles un retour à la vie, à l’art, à la sensibilité. On y organise plutôt des concours de robots et on se résigne à la disparition de l’écriture manuscrite. Dans un tel contexte, les écoles Waldorf devraient être considérées comme des terres promises. On s’acharne plutôt contre elles. La Commission scolaire des patriotes en Montérégie vient de décider de fermer l’une des quatre écoles Waldorf du Québec. Goethe et Schiller sont les grands auteurs qui ont inspiré Rudolf Steiner, le fondateur des écoles Waldorf.

Contre la fermeture de l’école Waldorf de la Roselière, par Jacques Dufresne

Esthétique et éducation selon Schiller par Chantal Lapointe

 ________________________________________________________________

 

Coordonnées

 

Abonnement ou désabonnement: editeurs@agora.homovivens.org

 

Questions ou commentaires: editeurs@agora.homovivens.org


 L´Encyclopédie de l'Agora, 190 chemin Corey, Ayer's Cliff, (Québec)

 J0B 1C0 Canada