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La Lettre de L'Agora, Vol 6 no8, 2 avril 2014

 Mon pays ce n’est pas un pays, c’est un hôpital

par Jacques Dufresne

Voici la version intégrale de l’article dont le journal Le Devoir a publié un extrait mardi dernier…avec un certain succès.

Ce problème se pose dans tous les pays riches, en France en particulier où le déficit de la sécurité sociale est vertigineux Il est aigu au Québec, car dans ce pays-province canadienne, la santé et les affaires sociales représenteront bientôt plus de 50% des dépenses de programmes. Une solution s’impose avec la force de l’évidence : mettre un terme à l’acharnement préventif, à la médicalisation iatrogène des bien-portants pour s’occuper des malades. Cette solution suppose une séparation du pouvoir médical et de l’État.

 

Humour d’élection

«Autre tactique largement utilisée par le docteur Couillard : la Winchester du langage, soit la persuasion par la répétition, le bon vieux conditionnement toujours aussi efficace. En cela, il se veut un disciple d’un autre médecin célèbre, Ivan Pavlov. Le nombre de fois où, depuis l'annonce du scrutin, il a, par exemple, fait usage du mot « emploi » (création d’emplois, etc.) est proprement effarant. Dans le premier débat des chefs, il l'a employé plus souvent que tous les autres concepts politiques ou économiques réunis. On peut sans exagérer dire qu’il a battu tous les records d'utilisation de ce mot magique dans une campagne électorale, dépassant même le Bourassa des 100 000 emplois lors de l'élection de 1972. « Soixante-douze mille quatre cents répétitions font une vérité,» écrit Aldous Huxley dans Le meilleur des mondes. Notre médecin-politicien l'a compris. C'est aussi par de semblables répétitions que le docteur Couillard a précisé le sens de l'expression « les vraies affaires », également utilisée en ce moment par une annonce au goût des plus douteux diffusée sur les ondes de Radio-Canada, celle du Bacon Lafleur… Hélas le docteur Couillard a fait des émules pendant la campagne, tant les idées du docteur Pavlov sont contagieuses. Pour en savoir davantage: Un petit combinard nommé Philippe Couillard

La démocratie participative au secours des finances publiques, par Denis Bédard

Au lieu faire des promesses qu'ils ne sauraient tenir sans accroître la dette publique, les partis politiques devraient inviter les citoyens à participer au choix des coupures devenues nécessaires, leur poser des questions comme celle-ci : acceptez-vous, pour éviter une hausse de taxe, que le gouvernement cesse de vous offrir gratuitement tel ou tel médicament dont l’efficacité est douteuse?

Appels aux dons

Insipiration du mois: Les partis politiques ont reçu des millions pour exposer leurs idées pendant cette campagne électorale. Nos idées ne valent-elles pas un petit pourcentage des leurs?

Colloque Homo Vivens

Thème: Demain Le meilleur des mondes? Enfin une rencontre réelle avec nos amis!

Immédiatement après le colloque:

Assemblée générale de Homo Vivens/Société des amis de l'Encylopédie de l'Agora

 

De Wilfrid Laurier, de Philippe Couillard et de l’immigration, par Stéphane Stapinsky

Alors qu’il était candidat à la direction du Parti libéral, Philippe Couillard s’est souvent identifié à Wilfrid Laurier, en matière d’immigration en particulier. Voici un aperçu de la pensée de Wilfrid Laurier sur l’immigration. «Quant aux pays d'où peut venir l'immigration, je choisirais tous les pays de race caucasienne. Les difficultés viendront des races asiatiques. Le mélange des races caucasiennes produit généralement de bons résultats, mais le mélange asiatique, qu'il soit Chinois, Japonais ou Hindou, tend sensiblement vers la détérioration de l'espèce. »

En relisant Germaine Guèvremont, par Hélène Laberge

Arrivée des merles aujourd’hui 2 avril à Barnston Ouest, après un hiver très long. Occasion de redécouvrir les saisons à travers la sensilité d’un auteur qui vivait à leur rythme; occasion aussi, inattendue, d’un regard nouveau sur le rapport des Québécois sédentaires avec les nomades.

Accords commerciaux sur fond d'inconscience politique,  par Stéphane Stapinsky

Dans la présente campagne électorale, dominée par l’accessoire et le futile, est-il nécessaire de préciser que la question des accords internationaux du Canada a été totalement passée sous silence. L’analyse que propose  Claude Vaillancourt me semble tout à fait valide :

« Le silence des partis équivaut en fait à une approbation des visées libre-échangistes du gouvernement Harper. Personne ne débat de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Celui-ci transformera considérablement notre économie, en donnant aux multinationales européennes un accès élargi à nos marchés publics, en provoquant une hausse importante du coût des médicaments, en accordant le privilège aux grandes compagnies de poursuivre nos gouvernements par des tribunaux spéciaux, conçus à leur avantage. À l’heure où l’on parle sans cesse de référendum, ne serait-il pas important de discuter de cette perte majeure d’autonomie ? »

Ce petit combinard appelé docteur Couillard, par Stéphane Stapinsky


Lysiane Gagnon rappelait qu’il existe, « dans le passé de M. Couillard des zones troubles, en tout cas des décisions pas totalement nettes » (10) J’irai même plus loin et suivrai jusqu’au bout, dans son analyse, Mario Pelletier : « jamais, que je sache, dans l’histoire du Québec, un candidat ne s’est présenté pour être premier ministre avec des antécédents aussi problématiques ». Si les Québécois devaient élire Philippe Couillard la semaine prochaine, cela voudrait dire, à mon sens, que l’examen collectif amorcé avec la mise sur pied de la Commission Charbonneau aura été accompli en pure perte.

OSTENTATOIRE Et ostentatoire, par Lévis Martin


Voilà qu’un mot, ostentatoire — vocable lui-même ostentatoire… —, polarise toute l’attention sur les signes religieux qu’un État laïc prétend devoir régir dans la res publica en essayant de séparer ce qui doit être séparé...

La naissance de la crémation au Québec, par Martin Robert


Bref, le phénomène crématiste québécois du XIXe siècle témoigne d’un étrange accord de valeurs entre, d’une part, des libéraux francophones héritiers des Patriotes, qui s’inspirent de la branche continentale, et, d’autre part, les plus grands capitalistes anglophones du Canada.

Michael Cimino, un peintre de la nation américaine, par Jean-Philippe Costes

 
Un peintre dont les définisseurs de la nation québécoise pourraient s'inspirer. «Le corollaire de cette vision politique est la mise en valeur de la Nature. Systématiquement magnifiée, elle apparaît comme le cadre affectif, l’enveloppe charnelle au sein de laquelle l’Etranger prend peu à peu conscience d’appartenir au Peuple Américain. En l’espèce, le chasseur de cerf incarné par Robert De Niro dans Voyage au bout de l’Enfer constitue un exemple des plus révélateurs : pénétré de la beauté envoûtante des montagnes Pennsylvaniennes, il forge une part essentielle de son identité dans les paysages qui l’entourent.»

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