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 La Lettre de L'Agora, Vol 6 no9, 5 mai 2014

La PMA ou la médecine sans limites, par Jacques Dufresne

Faire des enfants demain, un livre marquant de Jacques Testart, par Hélène Laberge

On dit PMA (procréation médicale assistée au Québec) et AMP (assistance médicale à la procréation) en France. Partout les mêmes dérives, partout les mêmes questions : où placer les limites et à qui doit appartenir le pouvoir de les penser et de les appliquer? Jacques Dufresne, auteur de l’un des premiers essais écrits en langue française sur cette question, La reproduction humaine industrialisée, (IQRC 1986) remonte, pour expliquer les dérives, à ce qu'il appelle tantôt le culte du choix, tantôt la liberté du consommateur qu'il associe à la marchandisation et à la mondialisation, deux choses indissociables à ses yeux. Sur la question des limites et du pouvoir il suit les indications de Jacques Testart, lequel joint l’expérience à la sagesse. Dans ses commentaires en marge ou dans le droit fil du livre de Testart, Hélène Laberge nous fait revivre l’histoire de la PMA, soulignant au passage des faits troublants, telle l’impossibilité de traiter l’infertilité masculine et écorchant des mythes comme celui du recours prochain à la grossesse articielle. Évitons surtout de donner trop de pouvoirs aux médecins, écrit Testart, ne serait-ce que pour éviter les conflits d’intérêts. Rendons la science aux citoyens dans le cadre d’observatoires semblables à ceux qui ont fait leurs preuves depuis 20 ans au Danemark.

 

La Première Guerre mondiale

 Nous entendons participer, dans  la Lettre de l’Agora, au travail de réflexion concernant cet événement fondateur du XXe siècle. Nous le ferons à notre façon, bien sûr, en vous faisant notamment découvrir (ou redécouvrir) des documents d’époque peu connus, émanant d’auteurs provenant des deux côtés de l’Atlantique, qui jetteront un éclairage plus humain sur le conflit et ses conséquences.

Souvenirs de guerre, par Daniel Essertier : présentation Stéphane Stapinsky

Le philosophe et sociologue français Daniel Essertier (1888-1931) avait pris part aux premières opérations de l’armée française en Belgique à l’été 1914, mais, malade, il avait été vite fait prisonnier par les Allemands au moment où se déroulait la bataille de Charleroi. Il dut ainsi passer la majeure partie du conflit dans les geôles allemandes : à Namur, puis dans les camps de Meyenbourg et de Darmstadt (à partir de novembre 1915). C’est sa vie de prisonnier de guerre qu'il raconte dans ses souvenirs, remarquables par la qualité du regard, la hauteur de vues qu’ils révèlent, et qui sont de plus magnifiquement écrits. Ces pages lucides fourmillent d’observations originales sur un aspect encore peu connu du premier conflit mondial : la captivité des prisonniers alliés en Allemagne.

Souvenirs de guerre (1ère partie) Daniel Essertier

Souvenirs de guerre (2e partie) Daniel Essertier


Suite, plusieurs autres articles, plus loin, dans le second encadré La Première Guerre mondiale




La cour suprême désavoue le plan Harper d'un sénat élu, par Marc Chevrier

Le canadianisme assumé de Philippe Couillard n’en continue pas moins le fédéralisme d’indifférence qui a longtemps caractérisé paradoxalement la pensée fédéraliste québécoise : toute à la jouissance du confort que procure la gestion d’une autonomie aux bornes rassurantes, elle ne s’intéresse guère aux rapports du Québec avec le reste du Canada par la médiation des institutions fédérales.

 Pays, paysans, paysages,  par Jacques Dufresne

Suite aux élections québécoises du 7 avril dernier,  je me suis plongé dans la presse internationale dans un effort pour mieux comprendre les événements locaux en les rattachant aux grandes tendances mondiales. Comme il arrive souvent dans les recherches de ce genre, j'ai trouvé mieux et plus que ce que je cherchais. Je m’intéressais au sort des pays et j’ai découvert qu’il était lié à celui des paysans et des paysages.

 
Invitations et appel aux dons

 

Colloque du 4 juin

Une rencontre réelle avec nos amis et nos lecteurs est enfin possible. Nous vous invitons à vous insrire à notre colloque du 4 juin à Montréal:« Demain le meilleur des mondes?»

Sondage Homo Vivens/Société des amis de l'Encyclopédie de l'Agora

Vous vous rendrez service à vous-mêmes en répondant à nos questions.
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 Appel aux dons

 

Pour payer jusqu'à l'été nos honoraires mensuels à deux collaborateurs, l'un à la recherche et à la rédaction (700$) et l'autre aux services techniques (300$), nous avons besoin de quelques milliers de dollars supplémentaires. La prochaine campagne d'appel aux dons ne commencera qu'à l'été.

 

 Jeux interdits, essai sur le Décalogue de Kieslośwki, par Yves Vaillancourt

 Yves Vaillancourt livre ici un exercice de philosophie tout empreint de sensibilité, guidant le lecteur et les cinéphiles vers ces moments où, parfois, les humains s'ouvrent à la mystérieuse et difficile révélation du bien. Bien qu'il ne soit pas croyant, il défend avec éloquence l'idée que le Décalogue est l'une de ces oeuvres qui ouvrent à ce mystère qu'on appelle communément le sacré.

 

Eternity is money, par Jacques Dufresne

En 368, l’empereur Valentinien 1er promulgua une loi interdisant aux médecins d’encaisser les honoraires promis par les malades en danger de mort. Le monde actuel a besoin d’une loi Valentinien s’appliquant aux compagnies pharmaceutiques, telle Gilead, qui font rêver des dizaines de millions de grands malades en leur offrant un médicament efficace auquel ils n’auront pas accès parce qu’il coûte 84 000$ (US) par traitement.

Des bistouris et des hommes, par Rollande Allard-Lacerte

Suite à la publication de notre article intitulé Mon pays, ce n’est pas un pays, c’est un hôpital, notre amie et collaboratrice d’hier, Rollande Allard-Lacerte, nous a écrit pour nous rappeler qu’elle avait publié un article prophétique dans Le Devoir du 19 décembre 1985 (journal dans lequel elle a signé un Faire-part pendant 3 décennies), juste après des élections provinciales. «Le tour des médecins et gérontologues ne tardera guère. La clientèle des partis politiques sera, d'ici quelques années, majoritairement constituée de vieillards et de malades, il conviendra donc d'appeler des toubibs à mener les... opérations gouvernementales.» Vous aviez raison docteur(e) Lacerte.

 Mille raisons de haïr l’Humanité - L’univers de Richard Fleischer ou l’Eclectisme au service de la Misanthropie,  par Jean-Philippe Costes

 
À propos de la marchandisation du corps humain. «La permissivité intrinsèque des Sociétés libérales, suggère-t-il avec une subtilité qui contraste avec sa rudesse de misanthrope, favorise une obsession cataclysmique de la Propriété. Autrement dit, la désacralisation de l’Etre favorise mécaniquement la folle dictature de l’Avoir. Ce joug, qui met directement en cause la tradition intellectuelle inaugurée par Adam Smith, ne laisse aucune issue à ceux qui le subissent.»

 
La Premierre Guerre mondiale 2

 

Daniel Essertier au camp de Darmstadt, A. Paul

Un compatriote de Dessertier, prisonnier avec lui à Darmstadt, évoque ses souvenirs du philosophe dans cette période cruciale de sa vie : « Les prisonniers des camps avaient généralement un ressort moral remarquable, qui me frappa dès mon arrivée parmi eux; mais il est certain que de fortes personnalités comme celle de Daniel Essertier contribuèrent à entretenir et, dans les moments sombres, à relever ce moral. »Daniel Essertier (1888-1931)

Daniel Essertier (1888-1931) : une vie, une oeuvre, Stéphane Stapinsky

 

Un survol de la vie du philosophe-sociologue. Le dernier voyage de Daniel Essertier, Jean Pozzi

Dans un texte très émouvant, celui qui était en 1931 Ministre de la France à la Commission des Détroits rappelle les circonstances de la mort accidentelle de Daniel Essertier : « Il est tombé à l'entrée du cimetière du Céramique, où l'on voit tant de stèles funéraires sur lesquelles l'artiste grec a représenté le défunt prenant congé des vivants, d'un doigt léger, avec un sourire. Cette acceptation sereine de la sagesse antique devant l'inévitable mort, Daniel Essertier l'avait comprise. ».

Le redressement de l'explication, Jan Patočka

Celui qui fut l’un des plus célèbres philosophe tchèques du XXe siècle, et qui allait, des décennies plus tard, être parmi les opposants les plus fameux au régime communiste dans son pays (il fut notamment signataire de la Charte 77, avec Jiří Hájek et Václav Havel), propose une courte analyse du maître ouvrage de Dessertier, Les Formes inférieures de l'explication.

Daniel Essertier – Sur un aspect de son œuvre, Léon Brunschvicg

Le célèbre philosophe rationaliste français discute de la réconciliation entre la psychologie et la sociologie, qui fut l’un de axes du projet intellectuel de Dessertier. « Il ne faut plus se demander si la connaissance totale de l'homme, l'anthropologie au sens propre du mot, sera ou psychologique ou sociologique, mais dire qu'elle sera tout à la fois psychologique et sociologique. C'est à préciser le sens de ce «petit mot» et, c'est à définir les conditions d'un rapprochement intime et d'une coopération continue, que tendent les diverses entreprises de Daniel Essertier. »

L'oeuvre philosophique de Daniel Essertier, Pierre Burgelin

« On ouvre un livre de philosophie par goût des idées, pour y trouver un système. Mais l'oeuvre de Daniel Essertier nous offre plus et mieux que cela, elle nous découvre un homme. Derrière la sécheresse des formules, on peut sentir vivre une personne et ce n'est pas un des moindres attraits de cette thèse magistrale, au titre pourtant bien technique : Les Formes inférieures de l'explication. »

 Daniel Essertier et l'école sociologique française, Célestin Bouglé

L’éminent sociologue français du début du XXe siècle écrit, à propos de Dessertier : « en me représentant tout ce qu'il nous avait donné déjà, et tout ce qu'il devait nous donner demain, je crois pouvoir affirmer que l'école sociologique française n'a guère trouvé, dans les jeunes générations, de collaborateur plus dévoué, ni plus utile. Non pas qu'il acceptât les yeux fermés les consignes de Durkheim. Il n'était à aucun degré homme de chapelle. Et même il ne dédaignait pas de se poser en s'opposant. Du moins tenait-il à se garder, pour commencer, de toute tradition dogmatique. N'appartenant pas à la première génération de l'Année Sociologique — celle qui avait fourni les troupes d'assaut et qui avait dû, pour conquérir la place de la sociologie au soleil, parler avec un peu d'audace intransigeante, — il n'éprouvait pas le besoin de personnifier la conscience collective ni de dédaigner toute psychologie.»

Daniel Essertier à Prague, Alfred Fichelle

Un témoignage de celui qui fut administrateur de l'Institut français Ernest Denis, de Prague, en même temps qu’y oeuvrait Dessertier. Ce dernier fut un passeur exemplaire, qui fit connaître aux Tchèques la pensée et la culture françaises, et aux Français les réalités de ce pays si francophile qu’était la Tchécoslovaquie de l’entre-deux-guerres

 

 

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