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 La Lettre de L'Agora, Vol 7 no 1, 15 septembre 2014

Retard! 9,708 abonnés c'était trop pour notre serveur. Nous en avons un nouveau qui peut accueillir tous vos amis. Une centaine d'abonnés recevront cette lettre une deuxième fois. Nous nous excusons auprès d'eux.

Les radicalités convergentes

Notre dossier de la rentrée 2014 : Les radicalités convergentes , dans le sillage de nos propres travaux antérieurs et dans celui de deux ouvrages récents dont l’un, Les racines de la liberté a paru au Québec et l’autre, Radicalité, 20 penseurs vraiment critiques, a paru en France. La radicalité consiste à remonter jusqu’à la racine d’un mal pour en trouver le remède, l’extrémisme (comme dans le sport extrême) consiste à dépasser les limites pour renforcer son estime de soi.

Les radicalités convergentes, par Jacques Dufresne

C’est pourquoi nous appelons de nos vœux des partis politiques qui précisent leur vision de l’avenir sans pour autant s’exclure de la course au pouvoir

Les radicalités convergentes à la rescousse de la pensée critique, par Stéphane Stapinsky

L’état du monde actuel ne paraît guère brillant. Afin d’y remédier, la droite dominante nous propose toujours les mêmes vieilles recettes, sans succès d’ailleurs; la gauche, pour sa part, la singe ou ne fait que tourner en rond. Sur ce paysage constitué de décombres, sur cette terre aride de la pensée critique, les « radicalités convergentes » font souffler un vent de fraîcheur. Sont particulièrement inspirantes les passerelles édifiées entre une gauche et une droite éclairées, que nous voyons de plus en plus souvent apparaître aujourd’hui.

 

Appel aux dons, campagne 2014-15

Le colloque et l’Assemblée générale du 4 juin, avec 80 participants dans le premier cas et 25 dans le second, ont été un succès On peut lire le rapport ici. Nous donnerons suite à nos projets relatifs à la médecine dans la prochaine lettre. On peut déjà entendre la conférence du docteur Turcotte à l'adresse suivante.  Nous invitons tous les participants et tous nos amis à nous aider à atteindre notre objectif pour la campagne 2014-15 : 25,000 $

Septembre: redécouvrir les asters en compagnie de Réjean Ducharme

«J'ai vu des asters en fleur. Les premiers de la saison. J'allais dire les premières. Le masculin n'a rien à faire avec ces étoiles de la terre, blanches et bleues elles aussi, avec des attendrissements mourants et des luxes violets rayonnant autour d'un coeur toujours pareil sous ses pulsions chargées de safran. Ils vont durer jusqu'à l'hiver, les plus ordinaires en particulier, qui vont passer les premières neiges.»

 
Sujets traités dans cette lettre

Le Saint-Laurent. La nouvelle France. L’Écosse. Les décapitations en Syrie. La violence. La citronnelle et le déclin des insectes. Le transhumanisme fait-il rêver? Le désir. La renaissance de la psychologie. Créativité sociale. Postlibéralisme. Pensées d'hier pour l'action d'aujourd'hui. Le langage: du signe au signal.

Requiem pour un fleuve, par Marc Chevrier 

Depuis 1867, l’aménagement des rives du fleuve s’est compliqué de la superposition de trois paliers de gouvernement peinant à coordonner leurs efforts, chacun tirant à hue et à dia, bien que pour l’essentiel, le gouvernement fédéral, pour qui le Saint-Laurent est son domaine liquide exclusif, n’en fait qu’à sa tête.

Notre histoire : un torrent de vie, par Jacques Dufresne

Aurions-nous donc cessé progressivement d’être inspirés par la vitalité de nos lointains ancêtres en même temps que nous avons cessé d’être nourris par notre fleuve? Marc Chevrier et Frédéric Back nous indiquent la voie à suivre pour rétablir notre dignité en assurant la résilience de notre fleuve. Les auteurs de Surprenante Nouvelle France (revue Argument) nous redonnent le droit et le goût d’admirer nos héros, aussi débordants de vie que les morues et les bélugas du fleuve originel. 

La créativité sociale à l’ère des radicalités convergentes, par Stéphane Stapinsky

Le dynamisme intellectuel que révèle l’émergence d’un intérêt pour les « radicalités convergentes » nous incite à nous demander si, sur le terrain, dans la réalité pratique, un semblable dynamisme pourrait également exister. Le présent article entend présenter certaines intiatives, de nature sociale, écologique ou économique, qui ont comme point commun de cultiver l’espoir. Si elle ne se rattachent pas toutes étroitement aux « radicalités divergentes », elles s’inscrivent assurément dans le sens de la démarche intellectuelle qu’elles proposent.

Une sous-famille au sein des radicalités convergentes: le postlibéralisme (Blue Labor-Red Tories), par Stéphane Stapinsky

Au sein des « radicalités convergentes », des sous-familles réunissant des penseurs ayant des affinités particulières peuvent être identifiées.
La mouvance « postlibérale », constituée en Angleterre autour des mouvements Red Tory (Phillip Blond) et Blue Labour (Maurice Glasman), est l’une de ces sous-familles. Par « postlibéralisme », il ne faut pas entendre un rejet total du libéralisme mais plutôt la reconnaissance de ses limites et une critique de ses insuffisances.

Pensées d’hier pour l’action d’aujourd’hui, par Jacques Dufresne 

Demeurer un être unique dans les limites et les oscillations de la vie ou perdre toute identité en tant qu'objets fabriqués, participer aux archétypes en demeurant unique ou être conforme au prototype. Voilà l’essentiel de l’enjeu que nos penseurs radicaux nous invitent à explorer.

Les trois Écosse, par Marc Chevrier

Comment le Traité d'union de 1707, où l'Écosse renonça à son pouvoir politique au profit de l'Angleterre, servit de modèle pour la constitution canadienne de 1867, ce qui fit un Québec écossais. Et l'Europe, deviendra-t-elle une société civile à l'écossaise?

Le désir, par Sylvain Gélinas

La conduite du désir est d’ordre éthique lorsqu’elle se place à une certaine distance de l’autre dans le respect. Ce que le désir cherchait, il renonce à le trouver car son objet s’échappe et se travestit. Le désir de l’amant « n’est pas une faim qui puisse être rassasiée, mais une approche dont l’objet se dérobe toujours…L’amoureux n’est ni comblé, ni pour autant insatisfait… Le visage aimé manque, et ce manque est la merveille de l’altérité « ibid., p.70). Désirer autrui, c’est être tenu en éveil par lui en tant qu’il est autre.

Le transhumanisme fait-il rêver? Par Pierre-Jean Dessertine

À propos du film Lucy de Luc Besson.
C’est parce qu’il est un être fini – susceptible d’inquiétude, de souffrance, d’échec, et mortel – que l’homme est un être désirant et rêveur. Le transhumanisme est l’idéologie qui annonce la suppression de sa finitude. C’est une idéologie qui porte donc en elle la suppression du rêve. Et cela se manifeste déjà dans le visionnage d’une fiction qui veut mettre en scène le posthumain.

 

L’affaire citronnelle et le déclin des insectes, par Jacques Dufresne

Le Canada vient d'interdire les chasse-moustiques à base de citronnelle. Au même moment, le Consumer Report américain recommande de n’utiliser le DEET (le produit chimique concurrent) qu'en dernier recours et conseille à ses lecteurs de faire d’abord l’essai de produits à base de citronnelle. Et le même Canada ne semble guère se soucier du déclin des insectes dans le monde.

Décapitation, déchiquetage et désincarnation, par Jacques Dufresne

Décapitations. Dans le NewYork Times du 6 septembre 2014, David Brooks a dit son indignation face à ces crimes de guerre dans un article expliquant la cruauté par la désincarnation induite par le dualisme religieux. Bel article, mais il ne conserve sa beauté que si le tableau est complété. Il existe un dualisme moderne dont les effets peuvent être pires que ceux du dualisme ancien.

Dans les entrailles de la Violence avec Sam Peckinpah, par Jean-Philippe Costes

Définition, contradictions et désacralisation d’un mythe
L’auteur de Junior Bonner a ainsi voué l’ensemble de son œuvre à la Violence. Il a fait d’elle son horizon intellectuel et artistique. Elle a fait de lui l’un des cinéastes les plus pénétrants d’après-guerre.

Pour une renaissance de la psychologie, par Jacques Dufresne 

Or le domaine de la psychologie c'est cette zone floue où la différence entre l'aspect moral d'un trouble et son aspect médical n'est jamais parfaitement claire. Le plus souvent on a le choix entre élever le trouble, l'abattement par exemple, en le faisant concourir à l'accomplissement la personne ou le tirer vers le bas en en faisant une maladie qu'il faut guérir comme on guérit une infection locale: sans se soucier de la personne dans sa totalité.

Sur une dégradation signalétique du langage, par Pierre-Jean Dessertine 

C'est bien parce que la langue est l’œuvre humaine la plus précieuse qu'il importe de prendre garde de ce que les hommes en font. Or, il semble bien que la conjonction des innovations technologiques dans le domaine de l'informatique et de la communication avec les intérêts marchands contribue de manière assez systématique à la dégrader en codes de signaux.

 

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