Archives

 

 La Lettre de L'Agora, Vol.8 no 9, 11 mai 2016

Comment choisir le titre d’une lettre?. Dans la vie, il faut que l’on pêche ou que l’on plonge. Expérience unique transposable dans les autres domaines : voir un poisson pêché s’agiter au fond du bac, après l’avoir vu en liberté en plongée sous-marine. C’est ce qu’a vécu récemment au Japon notre voyageur Youri Pinard. Nous vous invitons à plonger dans cette lettre…et à avoir de la compassion pour les poissons que vous prendrez, si vous préférez aller à la pêche.

Campagne 2015-2016

Que vous choisissiez la plongée ou la pêche, nous vous invitons à faire monter la température dans le thermomètre de votre générosité. Nous sommes à 76% du but et à 90 % du temps pour l'atteindre. La présente lettre ne vaut-elle pas à elle seule 1 $ par lecteur? Or nous en avons 10,000..

Dons

 Abonnement

 Vous avez reçu cette lettre d'un ami ?  Cliquez ici pour vous y abonner et pour trouver les archives de la lettre

 

Plonger dans la vie ou aller à la pêche? par Youri PInard

Au Japon, où un ami l'avait invité à la pêche, Youri s'est mis à rêver...«Mon hôte m’a sorti de mes rêveries en me demandant pourquoi je ne pêchais plus. “C’est juste que j’ai peut-être trop plongé... je ne vois plus les poissons de la même manière soudainement, tu comprends, mais ne t’inquiète pas pour moi.” J’étais ému et j’avais envie de plonger par-dessus bord dans le silence. Ce n’était pas les poissons, c’était la vie que je ne voyais plus de la même manière.»

Plus de C02 dans l'air, plus de sucre et moins de protéines dans vos carottes, par Andrée Mathieu

Les puits de carbone sont l'une des méthodes recommandées pour compenser les émissions de gaz à effet de serre. Mais connaît-on les effets de la concentration du gaz carbonique sur la végétation? Andrée Mathieu déplore encore une fois que la pensée linéaire nous enlise dans des ornières qui nous empêchent d'accorder de l'importance à des questions de ce genre.
On sait pourtant que l'augmentation des niveaux de CO2 affecte directement les plantes cultivées en stimulant la production d'amidon et de sucres pendant la photosynthèse. Chaque portion de pain, de pâtes, de fruits et de légumes contient donc plus d'hydrates de carbone et moins d'éléments essentiels comme le calcium, le magnésium, le fer, le potassium, le zinc et les protéines.

La mort veut que j’embrasse la vie, une entrevue avec  Lise Bédard par Hélène Laberge

Mourir c'est plonger. «Mais quand la mort surgit dans notre existence comme la foudre par temps d’orage pour nous séparer de l’être que nous aimons, l’épreuve nous plonge dans une noirceur intense. Les uns comme les autres, étouffés de sanglots, nous voyons notre joie de vivre s’éteindre comme une lampe dans un lieu vide d’air. Envahie par un choc émotionnel immense, la personne qui a perdu un être cher est sidérée. Sans équivoque, la mort l’a vidée de tous ses repères.» Voici sur cette question les conseils et les coups de sonde d'une femme d'âme et d'expérience.

Entrevue avec Jean Leonetti, le père de la loi française sur la fin de vie, par Christian Rioux

On ne peut que souhaiter, en lisant les propos de Jean Leonetti, dont nous ne donnons ici qu’un bref aperçu, qu’ils inspirent, d’abord tous ceux qui doivent composer avec les souffrances des mourants dans les Centres de soins palliatifs. Mais aussi et à plus forte raison avec les responsables de la législation de l’aide à mourir ou du suicide assisté.

La crise médico-pharmaceutique perdure, par Pierre Biron

Si la société civile réalisait à quel point les habitudes de prescription peuvent être manipulées, elle se mobiliserait pour que le corps médical : a) Ose reconnaître la situation à titre de témoin privilégié et membre d’un service public essentiel ;b) Oublie pour un instant ses intérêts corporatifs ;c) Résiste aux faveurs des firmes et défraye sa formation continue pour qu’elle soit libre d’influence. La profession en a les moyens.

De Radisson, coureur des bois, à Ray Kurzweil, transhumaniste, par Jacques Dufresne

Je vous propose ici une réflexion conséquentialiste sur les systèmes de santé contemporains. Pour juger un acte médical, on tient compte d’abord de la compétence et de l’efficacité du praticien et de ses qualités humaines, son attention à l’autre notamment. Il faudrait aussi tenir compte de la tendance à long terme dans laquelle s’inscrivent les actes. Conspirent-ils à accroître l’autonomie ou au contraire à accroître l’hétéronomie?

Mal républicain, mal américain, mal occidental, par Louis Balthazar

L’historien Richard Hofstadter dénonçait, au cours des années 1960, ce qu’il appelait le « style paranoïaque » de la politique américaine. Il retraçait, dans l’histoire de ce pays privilégié, retranché dans un continent ultrasécuritaire, une tendance presque congénitale aux grandes peurs collectives et à l’affolement face aux ingrédients jugés corrupteurs de la nation originelle. Tour à tour, les francs-maçons, les immigrants catholiques, les Noirs émancipés, les communistes ont été dénoncés comme des fléaux ou des menaces aux valeurs fondamentales du pays.

Les tisserands de l'État, par Marc Chevrier

Allocution prononcée le 20 avril 2016 lors du lancement de l’ouvrage Un regard québécois sur le droit constitutionnel. Mélanges en l’honneur d’Henri Brun et de Guy Tremblay. On admire encore Solon, l'auteur de la constitution athénienne et si les Grecs s'en étaient inspiré davantage leur démocratie aurait duré plus longtemps. Un peuple qui honore ses législateurs est sur la bonne voie.

Pierre Karl Péladeau, ou l’irruption inopinée du tragique en politique québécoise, par Stéphane Stapinsky

Pour ceux qui en ont été témoins, le spectacle désespérant de celui qu’on présentait comme le sauveur de la cause souverainiste, au moment où il annonçait sa démission, n’évoquait rien d’autre que le tragique à l’état pur. La poussière à peine retombée, la lutte pour sa succession à la tête du Parti québécois s'est enclenchée. Le prochain chef du PQ, s'il sera assurément moins charismatique que Pierre Karl Péladeau, devra relever bien des défis, parmi lesquels celui de mettre en oeuvre une pédagogie de l'indépendance, afin de ramener la question de la souveraineté au cœur des débats dans notre société.

Martineau ou le transfert du religieux vers le culturel, par Jacques Dufresne

Trois parties:Hugo ou la continuité entre la religion et la culture; Alain de Botton ou l’instrumentalisation du sacré par le culturel; Jean Clair, de la culture du culte au culte de la culture.

La divine stratégie ou la condition de l'Église québécoise et de son personnel, par Marco Veilleux

La divine stratégie est un court métrage de 18 minutes, réalisé par Martin Forget et Eliot Laprise. Comme l’indique un article publié dans le journal Le Soleil du 27 avril 2016, il met en scène un prêtre – brillamment joué par nul autre que Robert Lepage – « qui ne sait plus comment pallier la défection des croyants et qui fait appel à une firme de relations publiques ».

Georges Leroux, le maître de nos écoles, par Jacques Dufresne

Qui est Georges Leroux? L’homme qui, sans doute, depuis Guy Rocher et Jean-Paul Desbiens a eu le plus d’influence sur notre système d’éducation. Même s’il est démocrate au point d’avoir fait de ce mot un mantra, nous lui avons réservé un traitement royal. Nous lui consacrons quatre articles. Il n'est pas nécessaire de tous les lire pour comprendre chacun.

Le principal danger qui pèse sur nous ce n’est pas, comme le pense G.Leroux, le retour au milieu fermé d’hier, mais une ouverture devenue dissolvante, après avoir été libératrice, où deux mondes superposés, le réel et le virtuel, rivalisent de séduction pour accroître, de façon accélérée, la diversité dans tous les domaines. «Le visage et les membres peinturlurés de cinquante façons : c’est ainsi qu’à mon grand étonnement je vous voyais assis, vous les hommes actuels !» (Nietzsche).

La démocratie et l'éducation (2)

Le mot démocratie appliqué à l’éducation crée un climat où le miroir remplace le modèle, où la reconnaissance de l’autre en tant qu’égal se substitue à l’admiration de l’autre en tant que supérieur. Cela favorise le nivellement par le bas et défavorise l’émulation, laquelle est pourtant un besoin fondamental de l’âme humaine.

L'historicisme, un dogmatisme déguisé en sens de l'histoire (3)

Nous sommes passés d’un dogmatisme à un autre. Le dogmatisme dont nous avons souffert dans le passé est cette faiblesse de l’esprit qui, oubliant le caractère mystérieux et fragile du transcendant, transforme le relatif en absolu pour se donner l’illusion de la force. L’historicisme peut produire le même effet en reportant le poids de l’absolu nié sur des chiffres : des dates ou des majorités, par exemple.Le sempiternel: Comment peut-on penser ainsi en 2016?
Question fondamentale: pour administrer la diversité faut-il prendre comme modèle l’hospitalité ou les droits de l’homme? L’hospitalité qui renvoie à la terre, à la lignée, à la famille, à la vie, les droits de l’homme qui nous projettent dans un idéal abstrait qui s’appliquerait parfaitement bien dans un monde de robots, mais qui s’incarne difficilement chez les humains, parce qu’ils ont les défauts et les qualités des vivants. Il faut pouvoir assumer l’hospitalité que l’on accorde, comme il faut pouvoir assimiler ce qu’on mange
  

 Appel aux dons

Que vous choisissiez la plongée ou la pêche, nous vous invitons à faire monter la température dans le thermomètre de votre générosité. Nous sommes à 76% du but et à 90 % du temps pour l'atteindre. La présente lettre ne vaut-elle pas à elle seule 1 $ par lecteur? Or nous en avons 10,000...

 

 ____________________________________

 

Coordonnées

 

Abonnement ou désabonnement: http://lalettredelagora.org/

Questions ou commentaires: editeurs@agora.homovivens.org

L´Encyclopédie de L'Agora

190 chemin Corey

Ayer's Cliff (Québec)

 J0B 1C0 Canada